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Quelques pages d'histoire

Les origines de Wittring.

On suppose qu'à l'époque des grandes invasions, une tribu germanique, la tribu des Wid dont le chef était Witer s'est installée au bord de la Sarre.
Au nom de la tribu Wid, on ajouta ingen pour dire que c'est un village, ce qui donna le nom germanique Wittringen, aujourd'hui en français Wittring.
A cette époque, la Sarre se franchissait sur un gué et les collines étaient couvertes de forêts.


En 1426, Wittring devint une propriété des Ducs de Lorraine puis de la Seigneurie de Sarreguemines.
 

La guerre des rustauds en 1525

Écrasés par les lourdes charges à payer au seigneur, les paysans se révoltent en 1525 et forment un groupe d'insurgés de plus en plus nombreux. Ils sont 8 000 dont 23 wittringeois. On les appela les rustauds. Ils attaquèrent Sarreguemines mais les soldats du duc de Lorraine, sous les ordres de Jean de Braubach empêchèrent la prise du château.
Au cours d'une sortie à Wittring, les soldats du dux de Lorraine rencontrent la troupe des rustauds. Les soldats sont 600 à pieds et 100 à cheval. Les rustauds sont 8 000 dont 3 000 avec fusil. La bataille a lieu là où se trouve aujourd'hui la ferme Kremerich. Les soldats du duc de Lorraine sont battus par les Rustauds.
Le 14 mai 1525, les rustauds sont encerclés par l'armée complète du duc de Lorrain qui voulait se rendre en Alsace, à Saverne. Les rustauds, trop peu nombreux par rapport à toute une armée bien entraînée se rendent.
Leurs chefs sont pendus, une grande quantité de rustauds sont massacrés sur place et parmi eux 5 Wittringeois.
 

Les carrières de Wittring

Personne n'a jamais pu mesurer avec certitude, mais on dit que les galeries des carrières souterraines sont longues d'au moins 40 kilomètres.
Chaque galerie a une hauteur de 10 mètres et une largeur de 7 à 8 mètres.
Les carriers arrachaient les roches par des charges de poudre.
Les pierres étaient utilisées
- pour l'empierrement des routes
- pour construire les maisons
- pour la fabrication de la chaux
Un système de rails avec locomotive et wagonnets transportaient les pierres au port pour être chargées sur des péniches.

Pendant la dernière guerre mondiale, les galeries de la carrière abritaient une usine d'armement mise en place par les Allemands, à l'abri des bombardements alliés. On pouvait y circuler sur rails, avec des trains que les Wittringeois appelaient "trains fantômes".
Cette usine produisait de l'oxygène liquide pour les fusées allemandes V1 et V2.
Des milliers de prisonniers de guerre y travaillaient.

En 1973, les galeries sont à nouveau exploitées pour y cultiver des champignons. Cette activité cessa définitivement en 2002.

La chapelle d'Achen


Souvent appelée la petite chapelle, elle a été érigée en 1670 tout près de l'eau de la Sarre, en bordure d'un chemin de terre qui menait vers Dieding.

Quand la route fut construite, la chapelle a été démontée et reconstruite plus haut, en bordure de la nouvelle route. La lourde boule du toit provient de la porte d'entrée du château.
 

L'Église

Celle que nous connaissons actuellement à été construite en 1903 et consacrée en 1904. Avant et à la même place il y avait une petite église appelée l'église grange et construite par les propriétaires du château en 1759, avec autour le cimetière.
Des recherches montrent que dès 1320 Wittring devait avoir son église. Toutes ces églises étaient construites à la même place. Le premier cimetière possédait un ossuaire.
 

Le Moulin Banal

Il reste sur place, dans l'eau de la Sarre, les fondations du barrage qui amenait l'eau au moulin.
 

La Passerelle

Elle fut construite en même temps que le canal. Elle était d'abord en bois. Mais comme la Sarre la démolissait à chaque crue, elle a été finalement construite en dur.
 

La Ligne Maginot

Wittring était située sur la ligne Maginot terrestre et aquatique. Des postes avancés sont encore en place près du pont et vers la forêt de Kalhausen. A côté du pont actuel, un pont barrage aurait permis d'inonder toute la vallée.
 

Le Canal

Autrefois appelé le canal des houillères de la Sarre, il a été construit de 1862 à 1866, en même temps que la passerelle. Par péniche, on y trasnportait du charbon, mais aussi des pierres de nos carrières. Aujourd'hui, il n'y a plus de péniches, la canal s'appelle canal de la Sarre et ce sont des bateaux de touristes et de vacanciers qui y circulent.
 

La ligne de chemin de fer

Construites en 1895, les voies ferrées vont de Sarreguemines à Strasbourg et à Sarrebourg.
 

Quelques chiffres

- guerre de trente ans ( de 1618 à 1648, Wittring fut ravagé, ruiné dépeuplé par les soldats suédois, il ne restait plus que 33 habitants.
- le recensement de 1721 effectué par le baron de Jacquemin donne les chiffres suivants
 
  • Familles : 48
  • Chevaux et boeufs de labour : 79
  • Vaches : 70
  • Cochons : 206
  • Chèvres : 109
  • Brebis : 94

Nombre de maisons à Wittring :

  • En 1843 : 88
  • En 1900 : 136
  • En 1939 : 159
  • En 1962 : 201
  • Aujourd'hui : 342

Quelques Légendes



  • La légende des cloches

Pendant la terrible guerre de trente ans, la légende veut que les rares hommes encore à Wittring, pour empêcher les soldats suédois de s'emparer des cloches de l'église et en faire des canons, ont décroché les cloches et les ont enterrées.
Ils les ont si bien enterrées qu'on ne les a pas encore retrouvées
Aujourd'hui.

  • La fuite du seigneur pendant la Révolution

La légende dit que pour échapper aux révoltés, le seigneur, de nuit, attela son carrosse, mit des chiffons aux pieds des chevaux et se sauva par-dessus la colline vers Wiesviller où il arriva de nuit. Il alla plus loin dans sa fuite. Il traversa une forêt dans laquelle il y avait un trou d'eau encore aujourd'hui appelé Tiefe Poul ce qu veut dire trou profond. On dit que le seigneur avec ses chevaux et son carrosse tombèrent dans le Tiefe Poul. Encore aujourd'hui on pense qu'ils sont au fond du trou.
 

  • Le souterrain du Château
     
On pense que le château de Wittring possédait un souterrain qui devait permettre au seigneur de fuir en cas de danger. Ce souterrain devait sortir à Weidesheim. Mais à ce jour personne n'a trouvé ni l'entrée, ni la sortie du souterrain.
 

Sources : Bruno SCHOESER - Robert MOURER - abbé DIEBOLD

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